Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées

Les enfants de la terre tome 6Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées

J.M Auel

Éditions Presse de la Cité

Sortie 2011

Prix : 23 €

Synopsis

Ayla vient de mettre au monde une petite fille prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l’occasion pour l’apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens.
Cette formation, jalonnée de rites de passage, n’a rien d’une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d’épouse et les exigences de son apprentissage ? L’amour de Jondalar et d’Ayla résistera-t-il à tant d’épreuves ?

Mon avis

Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours du mal à me replonger dans un nouveau tome des Enfants de la Terre. Ce tome ci est le 6ème et dernier tome (censé être le tome final). Pour la petite histoire, ce tome est paru très très longtemps après les tomes précédents… 9 ans plus précisément. Je n’avais donc pas encore lu ce tome. Découverte, découverte. C’est ma gentille grande soeur, également fan de la série, qui m’a prêtée ce livre (par principe j’achète très rarement de grands formats).

Je ne savais pas où allait reprendre l’histoire d’Ayla et Jondalar et en fait rien de compliqué, elle reprend plus ou moins là où s’est arrêté le tome précédent. On assiste en partie à une nouvelle réunion d’été, dont la phase la plus importante est le suivi d’Ayla et Zelandoni dans la découverte de lieux sacrés, une partie de la formation d’Ayla.

Cette première partie ne m’a pas totalement convaincue, j’ai apprécié le récit, mais le tout n’est pas extraordinaire. On suit les différents personnages au jour le jour, ce qui rend l’histoire un peu quelconque. Dans cette partie, je me suis surtout beaucoup attachée à la petite Jonayla, fille d’Ayla et Jondalar.

On fait ensuite un bond de 4 ans en avant, pour suivre une autre partie de la formation d’Ayla, celle du periple de la Doniate. Cette partie est beaucoup plus intéressante que la précédente, car elle est jalonnée de nombreuses rencontres plus ou moins intéressantes ou intrigantes.

Les jours filent et l’apprentissage d’Ayla arrive à son but. Et là tout bascule. Je dois dire que cette partie du roman m’a complètement bouleversée (c’est triste à dire je sais) et j’ai encore du mal à m’en remettre au moment où je vous écris. Donc vous l’aurez compris, la fin rattrape beaucoup le début du tome, ça a été pour mon plus grand plaisir.

J’espère que je n’ai pas trop spoiler, mais je pense que la plupart des éléments dont je vous ai parlé clairement depuis le début de cette chronique étaient des éléments attendus.

Quelques points négatifs, donc un dont il me semble j’avais déjà parlé dans de précédentes chroniques, beaucoup beaucoup d’éléments de l’histoire ne sont que des reprises d’éléments passés sous forme de souvenir ou de récits à de nouveaux personnages. Ce type de narration ne me dérange pas au contraire, au bout d’un certain temps on peut avoir oublié certains passages de l’histoire, mais j’avoue que là c’est un peu trop, j’ai donc facilement sauté des passages qui reprenaient des faits passés.

En clair une lecture relativement mitigée. L’ensemble est à la fois décevant (pour le début) et déroutant pour la suite de l’histoire. Pour une fois l’auteure a su mettre des éléments auxquels je ne m’attendais pas et je dois dire que ça change, ça fait du bien. Bref, je suis contente d’avoir fini cette saga, mais la fin ne ressemble pas à une fin. Si un jour une suite sort, je la lirais sans hésiter.

Pour infos : ce tome va sortir très prochainement en poche, scindé en 2 parties. La première partie des enfants de la terre 6 devrait sortir le 02 de février 2012. Donc si vous voulez finir la série, n’hésitez pas !

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3 réflexions sur “Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées

  1. JLB29P dit :

    Pas vraiment déçu car je n’en espérais pas grand chose, l’imagination de l’auteur s’essoufflant.
    Dommage que la fille d’Ayla soit quasi transparente, sans personnalité, oubliée.
    « on peut avoir oublié certains passages… » dites-vous ! pour les nouvelles lectrices qui découvrent les personnages et l’histoire d’Ayla, un retour est naturel, pour celles qui ont déjà lu, c’est lourd, et en prime, certains remakes sont erronés !
    La symbolique chamanique des peintures rupestres est quasi escamotée au profit d’un descriptif bébête ! Heureusement que quelques observations de l’héroïne relèvent la sauce (par exemple lorsqu’elle n’obtient pas de réponses et en déduit que le but de la visite n’est pas d’obtenir des réponses mais d’apprendre à se poser les bonnes questions. On croirait lire Krishnamurti !)
    L’ensemble de la saga est heureusement émaillée de remarques intelligentes comme lorsqu’Ayla rencontre la doniatre dans « les refuges de pierre ».
    JM Auel décrit fort bien les scènes de chasse alors qu’elle avoue n’avoir jamais chassé.
    Par contre, elle fait utiliser par Ayla de nombreuses plantes qui ne poussaient pas en Europe à la préhistoire ! Une chance qu’elle soit plus sérieuse dans la pharmacopée car beaucoup de jeunes lectrices ont envie d’appliquer ses recettes !

  2. lenia dit :

    J’ai adoré les 2 premiers tomes puis c’est devenu une description de « partage de plaisirs » à longueur de pages dans les tomes suivants, comme si elle n’avait plus rien à raconter. Je ne me laisserai pas tenter par le dernier, d’autant plus que j’ai oublié depuis 9 ans les premiers et pas vraiment envie de m’y replonger.

    • JLB29P dit :

      en effet, les descriptions sont lourdes; mais heureusement, il n’y a pas que ça.
      Les descriptions de l’environnement et des comportements humains sont un autre aspect qui saoulent certains lecteurs; mais qui présentent un intérêt certain.
      J’ai pour ma part lu et relu cette saga. Elle est imparfaite, mais à mon sens représentative d’une envie informulée d’une appréciable partie du lectorat (sinon, ces romans n’auraient pas eu ce succès). J’y trouve une similitude de structure avec « Les trois mousquetaires ». Un embrouillamini de souvenirs répétés et infidèles; infidèles à l’histoire surtout, encore que pour les romans de JM Auel, on ne puisse juger de la réalité de l’histoire, puisque celle-ci n’existe que depuis l’écriture.

      Étant choqué par quelques descriptions végétales (qui sont la base des connaissances de l’héroïne), j’ai cherché lesquelles des plantes décrites pouvaient avoir été utilisées par la guérisseuse, et découvert que JM Auel avait surtout basé sa pharmacopée sur celle des amérindiens ! donc à base de plantes locales qui furent importées par les conquistadores et autres. Le principal me semble toutefois résider dans une utilisation médicalement correcte (nombre de lectrices adoptant les prescriptions de l’auteur !)
      Dans les divers tomes, Ayla fait œuvre d’assistante sociale, et son rôle de redresseuse de tors, de ces personnes auxquelles on ne demande rien, surtout pas de se mêler de la vie des autres pour l’améliorer me semble assez bien campé. J’ai dans mon entourage, une personne de ce genre, qui eut une enfance très perturbée, et au lieu d’en vouloir à la terre entière, consacra son énergie à aider les autres.
      Peut-être est-ce cette référence personnelle qui me fait particulièrement apprécier cette histoire.
      Je lis beaucoup (et pas des romans à l’eau de rose habituellement), mais celui-ci m’a profondément marqué.
      Le dernier de la série m’a semblé le plus mauvais et j’en déconseille la lecture surtout à ceux ou celles qui ont rêvé de le lire enfin.
      La description des grottes peintes ressemble à une visite organisée dans les musées européens pour des américaines qui s’intéressent à l’aspect visuel et non à la signification; mais certaines réflexions prêtées à Ayla sont très judicieuses et dénotent une profondeur morale et spirituelle.
      Il me semble invraisemblable que des prêtresses ne s’approprient pas des représentations animales ou simplement graphiques et ne leur attribuent un sens, même si ce n’est celui des créateurs. Les comportement sociaux sont discutables, mais les interprétations religieuses paraissent inappropriées.
      Je trouve cette saga discutable, mais elle a un contenu propice à d’intéressantes discutions. J’en ai d’ailleurs eu avec des préhistoriens.

      Bonnes lectures dans d’autres domaines.

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